En coulisses, La vie des gens

« Ce que j’aime au hand, c’est le côté collectif et très complet »

21 Fév , 2018  

Le club presse du collège Taugourdeau a rencontré les joueurs de hand du club omnisports de Vernouillet. Petit échange décontracté et plein d’humeur avec les joueurs pro du COV.

Pourquoi avez-vous choisi ce sport ?  Chris : « Mes copains faisaient du hand au collège, j’ai donc fait comme tout le monde, j’ai un peu suivi les copains. »
Cédric : « Ma mère faisait du hand, elle était gardienne de but, et moi j’allais voir ses entraînements tous les soirs. L’entraîneur m’a demandé si je voulais m’entraîner avec eux et ça c’est fait comme ça. »

Les handballeurs sont venus dans la classe

Qu’est ce que vous aimez dans ce sport et qu’a-t-il que les autres sports n’ont pas ? Adama : « Ce que j’aime dans ce sport, c’est que c’est un sport collectif, et un sport complet dans le sens où on court, on saute et on lance. On travaille un petit peu de tout dans le corps. On se dépense beaucoup et quand on rentre chez soi on est en forme, reposé et détendu. »
Jo black : « Déjà on joue dans un gymnase, il fait chaud c’est très important. Après ce qui est bien dans ce sport c’est que ça ressemble un peu au foot et au basket : au foot il y a des cages et au basket parce qu’on joue à la main … Adama : « Il y a une notion de vitesse. On se projette rapidement vers l’avant après avoir défendu. Il y a de l’impact physique, il faut résister aux chocs. Il ne faut pas avoir peur de prendre des coups. Il y a aussi un sens technique qu’il faut avoir, que ce soit dans la manière de shooter ou de se placer. »
Coach : « Le handball est le seul sport de contact d’intérieur. Au basket par exemple, on ne peut pas se toucher. C’est pour ça que les joueurs sont aussi costauds au hand. »

Est-ce votre métier ? Si oui, comment êtes-vous devenu joueur pro ?  Adriano : Oui c’est notre métier, pour certains depuis longtemps, pour d’autres pas très longtemps. C’est notre passion. On a commencé, on aimait bien ça alors on a continué, on a vu qu’on pouvait aller plus loin alors on est allé plus loin et petit à petit on a vu qu’on pouvait faire de notre passion notre métier, alors c’est tout bénéfique. »

« On peut s’opposer sur le terrain et garder une bonne relation dehors »

Y a t-il une bonne entente dans l’équipe ? Adama : « Non ! (rires), je suis obligé de jouer avec eux mais je ne les aime pas (rires). Non, il y une bonne entente car on vit quand même des moments qui nous soudent. Il y a des entraînements qui sont parfois difficiles. Après, on se connait bien, on aime passer du temps ensemble et par la force des choses on est très souvent ensemble. Dans l’équipe je m’entends avec tout le monde. »
Jo Black : « Moi je n’aime pas Gauthier. (rires) »

Des entraînements plusieurs fois par semaine pour des joueurs mis à rude épreuve.

 Est-ce que vous vous entendez bien avec les autres équipes ?  Lahcen : « Non pas beaucoup, parce qu’on doit gagner les matchs et les adversaires veulent gagner aussi. On est concurrents. »
Coach : « On peut s’opposer sur le terrain et garder une bonne relation en dehors. Beaucoup de joueurs ont des amis dans d’autres équipes. »

Est ce que c’est difficile parfois d’être joueur professionnel ? Chris : « Personnellement je ne trouve pas que c’est si difficile que ça car on vit quand même de notre passion. Après ça comprend aussi beaucoup de sacrifices et de contraintes parce qu’on a pas autant de temps de libre que les gens le pensent. On pense à tort que parce qu’on est sportif pro on peut faire ce qu’on veut à côté, mais c’est faux. Il y a des bons et mauvais côtés dans tout, c’est pas … c’était quoi la question déjà ? (rires) Ce n’est pas si difficile mais il y a des avantages et inconvénients comme dans tout métier. »

« Si on voulait gagner beaucoup d’argent, on ferait autre chose »

Quelles sont vos ambitions pour cette année ? Cédric : « Toutes les saisons, l’objectif est d’être le mieux placé dans le championnat. »

Combien gagnez-vous d’argent ?  Adama : « Ce n’est pas judicieux de parler d’argent, de vous donner un montant. Avant toute chose, on ne fait pas ça pour ça. Si vraiment on voulait gagner beaucoup d’argent on ferait du foot ou on aurait poussé les études très loin pour devenir ingénieur ou pilote de ligne. Sinon pour répondre à la question, je dirai entre 2.000 et 3.000 euros.

 Quel est votre joueur français préféré ?   « Cedric Sorhaindo, Nicolas Karabatic , Thierry Omeyer , Luc Abalo , Nicolas Claire. » Coach : « Daniel Narcisse. »

Faire du handball suscite-t-il de l’intérêt chez les femmes et y a-t-il des filles qui jouent au club?  (rires) Jo Black : « C’est une très bonne question. Figurez-vous que j’ai commencé par le football et je suis parti au handball aussi parce qu’il y avait des f illes au handball. Pour répondre à la question, je dirais oui, il y a quelque- uns qui ont la cote chez le sexe opposé. On fait trois séances de muscu par semaine, certains ont donc de très beaux muscles et lorsque les dames viennent nous encourager, elles sont contentes de les voir. »
Coach : « Sur 240 licenciés il doit y avoir 140 garçons et cent filles. »

Un sport très physique mais à l’intérieur

Combien d’entraînements avez-vous par semaine ? « Nous en avons sept : 4 de handball le soir et 3 de musculation. »

Etes-vous déjà allé jouer dans d’autres pays ?  Coach : « Pour des compétitions off icelles non, mais nous avons déjà fait un tournoi à Marrakech par exemple pour se préparer. »

Nos corps sont mis à rude épreuve

 L’entraîneur est-il dur avec vous ?  Cédric : Oui, ça arrive, c’est comme les professeurs. Il y a des moments où il doit un peu resserrer la vis, sinon en général il est cool. » Coach : « A contrario, certains joueurs ont demandé l’année dernière que je sois plus dur avec eux. Je ne suis peut-être pas assez dur avec eux. »

 Est-ce que vous vous blessez souvent ? Gauthier : « Oui, nos corps sont mis à rude épreuve avec tous les entraînements et les matchs. Parfois les articulations lâchent. Ce week-end, par exemple, un coéquipier s’est blessé au genou sur une retombée. »

Est-ce que vous vous disputez souvent ? Jo Black : « Oui, ça nous arrive. En général c’est toujours Adama qui se dispute avec quelqu’un d’autre. »

Mettez-vous de la musique avant les matchs ?  Joueurs : « Oui, au dernier match à domicile, on a laissé le choix de la musique à Lahcen. Il a mis du raï et on a perdu. Plus jamais on mettra du raï. (rires)
« C’est quoi du raï ? » « C’est la musique où on bouge un peu les épaules. » (rires)

Coach par passion du jeu

Benoit guillaume : coach par passion du jeu.

La parole est coach :  « Je suis entraîneur depuis une dizaine d’années. Avant,  j’ai été joueur amateur et professionnel.  J’ai choisi  d’être entraîneur parce que j’adore ce jeu, c’est ma passion. Etre entraîneur, c’est être avec un groupe d’hommes qui veulent relever des défis, c’est donc très mobilisateur. Mais, c’est quand même difficile car l’entraîneur est quand même responsable des résultats de l’équipe, vis à vis de la presse, du club et des joueurs, mais c’est un métier passionnant. »

Le club presse du collège Taugourdeau

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