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Yes you can avec Tassadit Houd

3 Déc , 2016  

Régulièrement, le lycée des Métiers Courtois reçoit des personnalités drouaises. Vendredi 25 novembre 2016,  Tassadit Houd était l’invitée des élèves et de leurs professeurs.

Tassadit Houd en Grande Rue

Tassadit Houd a grandi à Dreux, elle partage son expérience professionnelle pour donner de l’ambition aux lycéens d’ici.

C’est dans le cadre du projet mené chaque année intitulé « Rencontre avec une personnalité drouaise » que Tassadit Houd est intervenue. Elle a raconté son parcours personnel et professionnel depuis son enfance aux Bâtes, à quelques rues du lycée.

Avant elle,  Françoise Gaspard, ancienne maire de Dreux et experte du comité de l’ONU des droits des femmes et Sylvie Zamia, historienne spécialiste de l’esclavage, ont rencontré les lycéens.courtois

La rencontre  a été organisée par les enseignants Mme Talata, M.Ouidjdi, M.Qassoudi et M.Delgado. C’est à l’auditorium du lycée, devant une assemblée d’élèves en peinture, esthétique et cuisine, que Tassadit Houd s’est présentée, projetant sur un diaporama, les éléments clé de sa vie.

Depuis son enfance, rue Jean-Vilar, voie pionnière qui a vu naître le quartier des Bâtes, jusqu’au lycée Rotrou, Tassadit  Houd raconte. Elle évoque, par exemple, cette enseignante qui refuse de  la conforter dans son choix de devenir coiffeuse et l’incite à suivre des études pour une carrière d’avocate ou de juge.

Forte de ces conseils et de cet effet Pygmalion, Tassadit Houd croit en son destin et s’envole pour l’Angleterre puis les Etats-Unis et valide son MBA pour lancer sa carrière de directrice de ressources humaines. Dans cette course de haies, elle surmonte les obstacles un à un, rendant l’impossible possible…

Les élèves suivent avec attention son parcours, rapporté avec humour parfois, avec beaucoup d’émotion souvent :

« Where there’s a will there’s a way »

glisse-t-elle à l’oreille des élèves curieux :

« Là où il y a de la volonté, il y a un chemin ».

Et puis vient la page d’histoire où, du haut de ses 15 ans, elle écrit au président algérien de l’époque, le président Chadli pour qu’il autorise son père à  revenir au pays, le statut de harki l’en empêchant. Elle explique, il comprend, le ciel s’éclaircit pour Mohammed Houd qui peut à nouveau fouler la terre de ses aïeux

Les questions des élèves fusent :

« Avez-vous été victime du racisme ? Avez-vous eu une enfance heureuse à Dreux ? Avez-vous rencontré des difficultés aux Etats-Unis ? »

C’est avec beaucoup de pudeur et de respect qu’ils évoquent sa sœur Djamila morte dans les attentas de Novembre 2015.

Conversation riche, les mains se lèvent, les élèves y croient et gardent dans un coin de leur tête tous ces chemins des possibles…des modèles pour notre jeunesse drouaise, il y en a.

Par Nadia Talata Dreux, lycée Courtois

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