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Deux collèges drouais réunis autour des chibanis

2 Avr , 2016  

La classe média du collège Louis-Armand a dépêché quelques-uns de ses journalistes au collège Curie. Les collégiens des Bâtes sont allés interviewer ceux des Oriels au sujet d’un projet mené avec les anciens combattants marocains. De quoi donner des idées à ceux de Louis-Armand.Il a fallu ce projet autour des anciens combattants marocains qui vieillissent lentement sur les hauteurs de Dreux pour que les rédactions des collèges qui vivent l’aventure de L’Echo Quartiers, depuis un an avec la rédaction de L’Echo Républicain, se rencontrent.

Entretien entre les deux classes médias

Echanges entre les deux classes médias de Louis-Armand et Curie


C’est la quatrième fois que les collégiens de Curie rencontrent les chibanis. Des moments intenses de rencontres entre des adolescents qui ont grandi dans les cités populaires de Dreux et ces anciens soldats qui ont sacrifié leur jeunesse marocaine sous le drapeau tricolore, pour défendre une certaine idée de la liberté.

Les collégiens amènent leur fraîcheur, des gâteaux, leurs rires et leur gravité. Les chibanis racontent leur histoire qui s’est confondue pendant quelques années avec la grande Histoire.

Ces rencontres doivent donner lieu à un recueil de souvenirs, une exposition, le tout sous l’impulsion de Wassim Kamel, le sous préfet de l’arrondissement de Dreux.

Dans la cuisine commune, on mange des gâteaux avec les anciens combattants

Dans la cuisine commune, on mange des gâteaux avec les anciens combattants couverts de médailles.

L’expérience des collégiens de Curie a passionné les jeunes journalistes de Louis-Armand. Les témoignages des élèves des Oriels sont allés droit au coeur de ceux des Bâtes.

« La rencontre avec les chibanis était très enrichissante :  nous étions ravies d’avoir enfin rencontré  ces anciens soldats mais un peu tristes car nous avons vu le coté négatif de leur vie au foyer et en dehors.

Nous sommes déçues de leurs conditions de vie qui sont très difficiles pour eux :  les chambres sont très petites, les autres pièces du foyer et les salles de bain sont communes, et ils n’ont qu’une seule cuisine.

Les chibanis sont et resteront très importants dans notre cœur. Grâce à leur combat nous serons toujours fières d’eux et de ce qu’ils ont fait pour nous car si la phrase « liberté, égalité, fraternité » existe c’est grâce à eux. »

 

De quoi donner envie à Florentin, Maëva et leurs camarades de la classe média de s’engager, eux aussi, aux côtés de chibanis..

Halima et Soibira, élèves de 3e à Curie avec Valérie de L’Echo Républicain

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8 Responses

  1. tania28 dit :

    Qui mieux que des Anciens pour nous transmettre ces témoignages ,nous apprendre ce que le mot guerre veut dire ,et ainsi nous aider à mieux comprendre le sens du mot Paix;
    très belle initiative ,il faut qu’elle perdure afin d apporter à nos anciens sinon un confort matériel au moins un confort moral dont ils ont grandement besoin. eux qui sont si souvent oubliés leur rendre hommage est un devoir ; et vous nous l’avez rappelés chacun à votre manière MERCI pour eux.. pour nous
    Tania

  2. mimoun dit :

    très belle initiative, a renouveler avec toutes les personne du troisième âgée qui souvent et mal heureusement se retrouve seul.
    “ Tout au long de l’Histoire, les grands-parents ont été la clé de l’harmonie et de la pérennité des familles ”, écrit le docteur Arthur Kornhaber dans son livre Le pouvoir des grands-parents !
    Une vérité, Lorsque mon père et moi avions du mal à communiquer, c’était mon grand-père qui nous aidait à régler ça.
    Mimoun

  3. Karima dit :

    Cette rencontre intergénérationnelle prend tout son sens en ce moment. Après le débat sur la déchéance de nationalité ces chibanis nous prouvent qu’il n’y a pas deux catégories de Français. Hélas ils sont les oubliés de l’Histoire. Leurs « petites » histoires doivent faire partie de l’histoire de notre pays. Nos jeunes doivent prendre conscience que ces chibanis sont les derniers témoins de ce que fut la guerre et que cela ne doit pas se reproduire. Restons vigilants et ne les oublions pas. Karima

  4. Abdel-Kader Guerza dit :

    Réparer une injustice avec des actes très simples comme envoyer un dessin, prendre le goûter ensemble… pas besoin de politique sophistiquée, un geste simple suffit….
    Abdel-Kader Guerza

  5. Karima Bouchefaa dit :

    Bien sûr que ces visites et ces rencontres sont importantes. Mais que de temps perdu depuis la promesse de Jacques Chirac d’améliorer leur pension et retraite. Aujourd’hui, ils ne sont plus obligés de passer plusieurs mois en France pour toucher leur pension. Mais, la loi arrive bien tard, parfois trop tard pour ceux qui nous ont quitté, et ceux qui restent, sont si âgés, installés dans ces aller et retour entre le Maroc et la France, ni d’ici ni de là-bas. Alors oui, l’honneur de la France est de les accompagner, des les aider, parce que pour l’honneur de la France, eux, se sont battus et ont sacrifié leur jeunesse.

  6. fatiha dit :

    Excellente initiative que d accompagner nos chers chibanis. Ils vivent dans des conditions pitoyables. Leur famille est loin, quelquefois inexistante, ils doivent se débrouiller seuls, alors si, vous les jeunes collégiens, pouvez remplacer un peu ces enfants et petits enfants dont ils sont privés, faites-le. Pour eux, pour nous, pour la France, qu’elle n’ait pas, un jour, à rougir de honte face à l’histoire de ces hommes errant entre deux pays. Si vous, les collégiens pouvez mettre un peu de lumière dans leurs yeux, si tristes, soyez en remerciés…

  7. BERKOUN dit :

    NE LES OUBLIONS PAS
    CES PERONNES ONT BAiSSER L ECHINE, CONNU LA SECONDE GUERRE MONDIALE LA GUERRE D INDOCHINE ET D ALGERIE LEUR FAMILLE SONT RESTER AU BLED . HONTE A LA FRANCE QUI LES A OUBLIE EN LEUR DEMANDANT DE RESIDER EN FRANCE POUR TOUCHER LEUR RETRAITE . TOUT SIMLEMENT AUCUN D’EUX NE VOTENT.

    • Valérie Beaudoin dit :

      C’est vrai que pendant longtemps, les anciens combattants ont dû résider en France pour toucher leur retraite. A force de mobilisation comme celle des collégiens, d’artistes comme Alain Bujak, de certains journaux, les conditions ont été assouplies. Hélas beaucoup sont partis avant d’avoir eu la chance de connaître cet assouplissement…

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