La vie des gens

L’historique tour du « 28 Perche » bientôt démolie à Nogent-le-Rotrou

23 Mar , 2016  

Notre lycée – Rémi-Belleau, à Nogent-leRotrou – rejoint le blog. Pour notre premier sujet d’enquête, nous avons choisi d’évoquer la démolition programmée de l’immeuble du 28 rue du Perche, aux Gauchetières.

La tour du 28 rue du Perche, dans le quartier des Gauchetières, à Nogent-le-Rotrou, ne sera bientôt plus qu’un souvenir pour ses locataires et les habitants du quartier. Afin d’adapter son parc de logements à la demande, Nogent Perche Habitat, le bailleur social de la Ville, a décidé de démolir cet immeuble.

C’est ainsi tout un pan de l’histoire du quartier des Gauchetières qui va finir en poussière. Il n’est d’ailleurs pas prévu de construire de nouveaux logements à la place de la tour qui sera démolie.

Un tour construite au début des années 1970

Pour mémoire, « L’édification du 28 rue du Perche date d’un programme de construction des années 1970-1971 qui englobait les quatre tours qui se dressent aux 24, 26, 28 et 30 rue du Perche, soit 136 logements au total », rappelle Corinne Mesnil, la directrice de Nogent Perche Habitat.

Directrice de Nogent Perche Habitat, Corinne Mesnil (à gauche) a accueilli les journalistes Alice Barbier et Alexia Levesque.

Directrice de Nogent Perche Habitat, Corinne Mesnil (à gauche) a accueilli les journalistes Alice Barbier et Alexia Levesque.

La directrice poursuit : « Depuis la mise en service du 28 rue du Perche, en décembre 1971, la tour a accueilli 297 familles jusqu’à mars 2013. Elles se sont partagées les 37 appartements, répartis sur 8 étages ». Le rez-de-chaussée du « 28 Perche » a également hébergé la maison de quartiers de 1993 à 1999. C’est dire si le 28 était une adresse connue dans le secteur !

Le relogement des derniers locataires en cours

Le 17 juin 2011, le conseil d’administration a décidé de la démolition de cet immeuble et établi un plan de relogement. « Il n’y a eu aucun problème pour cette démarche : certaines familles souhaitaient partir mais surtout les offres de relogement correspondaient à leurs attentes », se félicite Corinne Mesnil.

Par exemple, « certaines familles souhaitaient accéder à des logements individuels plutôt qu’à des logements collectifs. Et quand les enfants avaient quitté le domicile familial, certains locataires souhaitaient aussi des logements plus petits. »

Le bâtiment devient temporairement un terrain d’exercices

Pour ce plan de relogement, Nogent Perche Habitat a pris son temps et a su être à l’écoute pour redéfinir les besoins des locataires dont la majeure partie est restée attachée au quartier et y a trouvé une solution de relogement.

En attendant la démolition de la tour, des précautions ont été prises pour éviter les visites nocturnes et une convention avec la sécurité civile a été signée pour que les sapeurs-sauveteurs puissent y mener des exercices.

Alice Barbier et Alexia Levesque

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La démolition soulève quelques questions

Dans le quartier des Gauchetières, les habitants expriment leur nostalgie et leurs inquiétudes avant la disparition de la tour du Perche.

Il suffit de passer quelques minutes au cœur du quartier du Val pour constater que le sujet alimente les discussions. À l’image d’une habitante qui vit non loin de l’immeuble depuis six ans : « C’est dommage de détruire cet immeuble. Cela fait des logements en moins. Je trouve cela inquiétant ! ».

La démolition de l'immeuble 28 rue du perche ne laisse personne indifférent.

La démolition de l’immeuble 28 rue du perche ne laisse personne indifférent.

Avec 22 ans de vie dans le quartier, une autre résidente s’exprime : « Je pense que ce sera mieux, il y aura de nouvelles activités. Ce sera plus moderne et il y en avait besoin ! Mais tout de même, ça rend un peu nostalgique. »

« Oui c’est bien, mais est-ce la priorité ? », s’interroge un autre Nogentais. « Il y aurait sans doute d’autres priorités, d’autres choses à faire… Est-ce que le fait de construire autre chose suffira à redonner de la vie à ce quartier ? »

Jeanne de la Vallée et Alexia Levesque

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1 Response

  1. Forestier dit :

    nous y avons habités au 8 ème de septembre 1974 à août 1976 , puis au 5ème d’août 1976 à juillet 1982 . Nous y avons donc quelques souvenirs . Famille Forestier du HAVRE

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