Vu d'ailleurs

« Le cas Pinochet » offre un documentaire poignant aux lycéens drouais

4 Déc , 2015  

Le séjour des lycéens drouais de l’option cinéma, à Blois, touche à sa fin. Les élèves de Rotrou ont assisté à de nombreuses projections dont celle du film de Patricio Guzman sur le dictateur chilien. Marquant !

Le regard des victimes difficile à soutenir.

Le regard des victimes difficile à soutenir.

Augusto Pinochet était un dictateur pratiquant la torture, il se devait d’être jugé ! C’est ce procès ayant pour but de rendre justice aux victimes et au Chili, que nous présente Patricio Guzmán dans Le bouton de nacre.

D’entrée de jeu, la structure du film est exposée : la recherche de preuves, de corps, de crimes est mêlée aux témoignages des victimes de la dictature chilienne. On assiste alors à des déclarations face caméra de victimes qui dénoncent, se libèrent et continuent de vivre malgré la souffrance.

Un film juste qu’on ne peut pas aimer

On déteste cet homme qui nie en bloc son implication dans ce désastre, on ne comprend rien au monde, on se demande pourquoi il n’agit pas plus vite, on compatit pour ce pays, le Chili, qui encore aujourd’hui est à la recherche de ses âmes « disparues ».

La musique n’a pas trouvé sa place face à la gravité du sujet ; nous sommes en immersion totale au cœur des événements et profitons pleinement des rares moments de joie des Chiliens lors du jugement de Pinochet .

On ne peut pas aimer ce film, il est trop dur à digérer, on le trouve long, peut-être parce que la vérité est difficile à accepter, peut-être aussi parce qu’il est trop compliqué de soutenir le regard brisé des victimes. Quoi qu’il en soit, c’est avec les mots justes que Patricio Guzmán partage son traumatisme, le traumatisme de tout un pays qu’on aimerait tant aider.

Angèle Ropero

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